Sweet sweat

Ce soir, c’est ma soirée solo, celle où je regarde Big little Lies, où je traine sur Youtube. Exceptionnellement, j’ai eu envie de faire du shopping en ligne, parce que l’automne arrive doucement, et j’ai envie de porter des sweats. Mais je n’en ai plus, j’ai fait du tri et mes vieux sweats sont tous partis chez Emmaüs. Ce soir donc, Asos me voilà!

OBJET: Je cherche un sweat de coupe basique, plutôt uni de couleur vive, 100% coton, et pas fabriqué au Bangladesh.

HYPOTHÈSE: Ça ne me semble pas impossible à trouver, surtout sur Asos. J’ai choisi ce site car il est multi-marques et fourni.

EXPÉRIENCE: Je lance ma recherche dans la section Vêtements Femme, en mettant quelques filtres, #sweat-shirt #jaune #bleu #orange #noir etc.

Sweat meuf

OBSERVATION:  Il y a beaucoup de sweats avec des coupes déstructurées, des cut-outs, des crops, des manches ballons, etc. Pour la coupe basique on repassera.

Le violet est définitivement une couleur à la mode. Les couleurs primaires, apparemment pas.

Mais surtout, les illustrations ne me permettent pas de me faire une idée de ce à quoi ressemble le dit-sweat. Sachant que je passe mes journées assise dans un bureau, et mes week-ends vautrée sur un canapé ou à marcher (ai-je besoin de préciser le ratio…?), j’ai donc rarement la main sur la tête, ou sur la hanche, ou les mains jointes, et je tourne rarement sur moi-même (ou alors assise sur ma chaise de bureau, merci Haworth). Ça ne me donne pas envie de cliquer plus loin.

CONCLUSION 1: Shopper un vêtement basique n’est finalement pas si évident.

HYPOTHÈSE: J’ai déjà pris l’habitude de lorgner au rayon Homme pour les sweats que j’achète en real-life (plus à mon goût, plus épais, plus 100% coton, moins chers). Peut être trouverai-je plus facilement une réponse à ma requête #sweat sur la section Homme d’Asos.

EXPÉRIENCE: Je lance ma recherche dans la section Vêtements Homme, en mettant quelques filtres, #sweat-shirt #jaune #bleu #orange #blanc etc. Bonus: chez les hommes on peut sélectionner une coupe. Va donc pour #standard.

Sweat mec

OBSERVATION: Les couleurs primaires sont là.

La coupe basique aussi.

Les gars se tiennent droits, leurs mains suivent la loi de la gravité.

CONCLUSION 2: J’ai trouvé trois sweats qui me plaisent. (Et comme d’habitude, ils sont 100% coton, ont l’air plus épais, et sont moins chers que du côté des filles.)


A-t-on pas bientôt fini de nous prendre pour des andouilles, nous les Fâmes?

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S’habiller éthique, ma logique.

Cela fait maintenant environ 2 ans que j’ai arrêté de consommer de la fast fashion, c’est à dire de fréquenter les enseignes telles Zara, H&M, et compagnie. Et cela pour plusieurs raisons:

  • J’achetais relativement beaucoup de vêtements chaque année, le style et la qualité de ces vêtements ne me permettaient pas de les conserver et les porter plus d’une saison. Ils s’abîmaient rapidement et n’étaient plus au goût du jour un an après.
  • J’ai ouvert les yeux sur les conditions de fabrication et l’impact écologique de la majorité de ces vêtements en visionnant plusieurs documentaires. De même concernant les conditions de travail des ouvriers du secteur textile. Vous en aurez certainement déjà entendu parler mais je listerai quelques uns de ces documentaires en fin d’article.
  • J’avais un nombre conséquent de vêtements et pourtant je portais toujours les mêmes.
  • J’ai découvert un jour que l’un de mes jeans préférés avait été fabriqué au Bangladesh. Ce jean avait-il été produit dans l’immeuble Rana Plaza qui s’est effondré en 2013 faisant au moins 1127 morts et un millier de blessés? Avais-je involontairement contribué à cette catastrophe humaine?

J’ai donc décidé d’être de façon générale plus regardante sur mes achats:

  • Me renseigner sur l’éthique de la marque: pays de fabrication, conditions de travail des ouvriers, conscience et méthodes pour réduire de l’impact écologique, etc. Si la marque ne dit rien à ce sujet, c’est plutôt mauvais signe. Mais pas toujours. Par exemple, la maque Bonobo jeans a une gamme Instinct qui est éco-conçue mais ils en parlent assez peu. Il faut donc fouiller un peu. Cela peut paraître fastidieux, mais il suffit de la faire une fois pour chaque marque!
  • Vérifier les matériaux (sur l’étiquette). En gros, les matières textiles se divisent en deux catégories: les fibres naturelles, qui sont d’origine végétale (coton, lin) ou animale (laine, soie), et les fibres chimiques que constituent les matières artificielles (viscose, lyocell) ou les matières synthétiques (polyester, acrylique). Je vous laisse consulter l’article extrêmement bien fait de Happy New Green intitulé Quelles matières textiles choisir? qui vous renseignera sur les méthodes de fabrication des fibres chimiques (certaines font froid dans le dos), et précise les matières à privilégier et celles à éviter. Pour ma part, je n’achète plus de matière synthétique (de toute façon, ces matières me font transpirer…).
  • Vérifier le pays de fabrication (toujours sur l’étiquette). C’est là qu’il est important de s’être renseigné sur l’éthique de la marque de prime abord. En effet, simplement boycotter le Made in China est une mauvaise idée, car vous boycottez par la même occasion les usines qui font des efforts pour rémunérer correctement leurs employés et leur offrir des conditions de travail décentes. Ce sont ces usines (et leurs clients) qui feront petit à petit changer les choses et il faut donc les y aider.
  • Être plus regardante sur la qualité, notamment pour les grosses pièces (pulls, vestes, manteaux) ou les basiques (tee-shirts que je porte sous les pulls en hiver, débardeurs quotidiens l’été) pour que mes vêtements durent plus d’une année.
  • Mieux réfléchir à l’ensemble de ma garde-robe avant d’acheter une pièce. J’étais la spécialiste pour acheter des pièces qui s’avéraient ensuite ne s’accorder à rien de ce que je possédais déjà. Aujourd’hui, je me suis rendue compte que j’ai un style assez basique et sportswear, avec des couleurs plutôt neutres, surtout en hiver. Cela ne m’empêche pas d’acheter un tee shirt rouge à motif, mais en étant sur que j’ai déjà le jean de la bonne couleur pour aller avec.

Je ne pense pas toujours à tout, je l’avoue. Parfois quand un vêtement me plait beaucoup, j’oublie l’une des étapes que je me suis fixée (en général, vérifier le pays de fabrication). Si j’ai eu une mauvaise journée et que je ressens l’envie de faire ce que l’on appelle du shopping compensatoire (personne n’est parfait), je m’autorise un tour dans un magasin, mais plutôt chez Zara, comme ça, une fois que j’ai regardé les étiquettes, je repose tout et je n’achète rien! Ou alors je m’offre un livre.


Vous trouverez ci-dessous les documentaires ou émissions qui ont eu le plus d’impact sur moi concernant l’impact écologique et humain du secteur de la mode et de l’habillement:

Sweatshop – Dead Cheap Fashion Il s’agit d’un documentaire norvégien sous forme de téléréalité. Trois jeunes bloggeurs sont envoyés au Cambodge pour passer un mois dans la peau de travailleurs du secteur textile. Ils y découvrent les conditions de vie des ouvriers, les conditions de travail (8 heures assis devant une machine à coudre à réaliser inlassablement les mêmes gestes jusqu’à en avoir mal partout dans une chaleur étouffante, sans pause), le salaire (0,60$ pour une robe vendue 50$), etc. L’aspect télé-réalité est assez présent (Anniken chouine pas mal, Frida est révoltée, etc.), mais je trouve que ça vaut le coup. Les 5 épisodes sont courts, et ont le mérite de bien résumer la situation.

The true cost est un documentaire britannique qui se penche sur l’impact humain et écologique de la consommation de fast fashion. Très difficile à résumer tellement il est complet,c’est le documentaire qui m’a le plus marquée. Il explore la vie des travailleurs, les maladies dont ils sont victimes à cause des pesticides, leurs suicides, etc. Vous y verrez des usines de traitement de cuir rejeter des eaux contaminées et bleues dans la rivière qui alimente en eau “potable” des centaines de village et des enfants boire cette eau; vous y verrez une femme trier nos vêtements retournés au Bangladesh pour y être broyés, recyclés et recomposés en fil se demander si en Occident nous n’avons pas d’eau pour laver nos affaires tellement les vêtements qui reviennent au Bangladesh en container lui semble en bon état.

 

Pourquoi est-ce que … ? #1

Je me pose beaucoup de questions au quotidien, sur tout et rien. J’ai eu envie de consigner ces questionnements quelque part. (N’hésitez pas à partager les vôtres, plus on est d’excités du cerveau plus on rit.)


Pourquoi est-ce que le caissier du supermarché n’évite pas tout simplement d’imprimer le ticket de caisse, au lieu de me demander si je le veux avant de l’envoyer directement à la poubelle ? J’ai mal au coeur quand je le vois chiffonner ce bout de papier qui aura eu une durée de vie de 3 secondes et demi et viendra inexorablement alimenter le tas de déchets planétaire. Il faut combien d’arbres pour fabriquer un rouleau de papier à ticket de caisse?

Pourquoi est-ce que le couple d’hommes qui prend le tramway en même temps que moi le matin ne s’embrasse pas en se souhaitant bonne journée avant que l’un des deux ne sorte du tram? J’espère que c’est simplement parce qu’ils ne sont pas très démonstratifs, pas parce qu’ils auraient honte ou peur des réactions des gens qui n’acceptent pas l’homosexualité. (Si vous n’êtes jamais tombé sur le sujet, je vous invite à vous renseigner sur la différence entre “accepter” et “tolérer”, c’est très intéressant.) 

Pourquoi est-ce que j’ai découvert seulement cet hiver que le rêve de ma mère c’est d’aller visiter l’Oregon et y voir des ours? Moi je rêve d’aller à Portland, OR. (Il y a deux villes qui se nomment Portland aux USA, l’une en Oregon, l’autre dans le Maine) Le slogan de la ville, Keep Portland weird, m’a toujours intriguée! J’ai donc proposé à ma mère que nous y allions toutes les deux dans l’année qui vient. J’espère que cela se fera, nous ne sommes pas très proches avec ma mère même si parfois on a de grands fous rires toutes les deux. Ce serait l’occasion de mieux se comprendre et de se découvrir. Il ne manque plus qu’elle accepte de partir sans mon père et mon frère, qu’elle accepte l’une des deux périodes que j’ai proposé (automne ou printemps prochains), et qu’elle s’y tienne que je puisse organiser tout ça. A Noël, elle m’a offert le livre pour enfant qui lui a donné envie d’aller en Oregon il y a presque 30 ans (elle est institutrice), c’est un début!

 

Interior design blogs mess up your head

I wrote this post a long time ago, maybe a year from now. When I was still writing in English and spending a lot of time on blogs. But what’s the point to keep it in the Drafts file? So here it is.


Do you browse an incredible number of lifestyle and home decor blogs? Do you feel like you need this and that in your interior? Is the scandinavian trend your favorite? And the boho syle? Or maybe the mid century modern astmosphere?
If your answers are yes, then like me, all these blogs are messing with your head.

Often after visiting my favourite design/interior/home decor/lifestyle blogs, I feel inspired. Inspired because I can totally picture my living room in this perfect scandinavian style. I mean, I already have wooden floors and a mantel, that’s a start right?
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How to achieve this style? I can start by buying cool black and white posters, and maybe some graphic pillows. But then Eames chairs? like everybody else who has the money?
And what am I supposed to do with my boring existing pillows? and the coffee table that I bought at a flea market and that I really like? Do I have to paint it black or white?

Then I scroll down.

Boho style
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OMG I love those pillows! ahem, what about the minimalist black and white? Neh, I like colored pillows more than black and white. Maybe the boho trend suits my style better after all. And I already have a colored kind-of-moroccan rug that is actually spanish and handmade. That’s a start again, right?

Oh! Here is a test to “define your interior style”. Perfect, I’m “warm industrial”. So I can have the colored pillows AND my reclaimed coffee table.


Since this post was initially written, I visit interior design blogs a lot less, and I finally bought a new diner table and chairs that are about to be delivered in the coming weeks. And they don’t belong to any trend!

Conformité sociétale et travail ostensible

Il y a quelque chose qui me chagrine aujourd’hui. Cela me chagrinait déjà en 2016, ça continuera de me chagriner en 2017. Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à respecter mes horaires de travail contractuels? Pourquoi est-ce que je ne pars pas du boulot à 17h?

Plusieurs raisons me viennent en tête, sans ordre d’importance.

Parce que la charge de travail est trop importante pour être réalisée en une journée de 7h.

Parce que le travail est mal organisé et mal anticipé.

Parce qu’il y a ça à faire “urgemment, c’est pour ma réunion de demain”. (Pas la mienne évidemment).

Parce que j’ai toujours un peu peur qu’on me demande des comptes si je pars “à l’heure”. Au moins les jours où j’ai sport et que je pars à 17h30, je sais quoi dire. Pour les autres jours, je ne sais pas trop. “J’ai une vie en dehors de ce bureau” pourrait faire l’affaire, mais ce n’est pas si facile. D’ailleurs les autres, ils n’en ont pas de vie? Les patrons, même une fois rentrés chez eux, ils continuent de travailler, alors j’imagine qu’ils ne peuvent pas comprendre. Ils ne peuvent plus.

Parce que parfois j’en ai marre de travailler, alors je fais une pause en allant traîner sur le Web (il fait froid dehors en cette saison), mais ce n’est ni qualitatif ni reposant, et ça me met seulement encore un peu plus en retard.

Parce que mes collègues ne sont pas regardant sur leurs horaires, eux. Ou en tout cas, ils ne le montrent pas. J’essaie néanmoins de faire ce que je peux pour que ma collègue en alternance ne prenne pas le mauvais pli. Je lui ai expliqué que si elle travaillait samedi sans que le patron le lui ai expressément demandé, elle ne serait pas payée pour ces heures-là. Elle ne savait pas. (Qu’est-ce qu’on leur apprend à l’école?! Certainement pas à lire une convention collective. Moi non plus on ne m’a pas appris, remarque.)

Parce que mon collègue de 50 ans arrive au bureau vers 8h, parfois plus tôt, et n’en part qu’à 19 ou 20h, parfois plus tard. Sans que cela ne lui soit jamais demandé. Sans que cela ne lui soit jamais payé.

Parce qu’au moment où j’enfile ma veste, on me dit “et tu m’as fait le PDF?”.

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Mon patron au moment où je pars.

Parce que j’aurais peur qu’on croit que j’en fais moins que les autres, ou que je suis moins impliquée. Alors que c’est loin d’être le cas, et je sais qu’ils le savent. Mais parfois ils font comme s’ils ne savaient pas.

Parce que dans mon métier, comment savoir quand le travail est fini? On peut toujours en faire plus.

Parce que mes patrons laissent mon collègue de 50 ans travailler encore et encore. Et que ça me fait peur. Parce que c’est se voiler la face sur les besoins de l’entreprise en termes de main d’oeuvre et profiter de la gentillesse des autres, et ce n’est pas très honnête.

J’ai toujours admirer mon ami Guillaume, sur mon ancien lieu de travail, qui partait toujours à l’heure. Les autres ne se gênaient pour le critiquer parfois, comme si c’était mal de respecter son contrat. Je n’aimais pas travailler là bas. A 18h c’était à qui osera le premier se lever de sa chaise pour partir. Personne n’osait, on pouvait attendre longtemps comme ça. Pas Guillaume, lui il était déjà parti. Lui il avait de suite annoncé à son entretien qu’il avait des activités en dehors du boulot et que les charrettes ça devait rester plus qu’exceptionnel. Il le respectait, les patrons le respectaient.

Mais voilà, il y a là dedans quelque chose qui m’interroge quand même. Est-ce qu’on ne peut partir du travail que si l’on a une raison ou une excuse? Est-ce que mes collègues féminines et moi on doit attendre d’avoir des enfants à aller chercher à la crèche pour pouvoir dire “bonne soirée, à demain!” à 17h? Est-ce que c’est pour ça que mon collègue de 50 ans reste si tard? Parce qu’il n’a pas “mieux à faire ailleurs”.

Apparemment ces choses-là ont un nom: le travail ostensible (conspicuous work), la conformité sociétale, etc.

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Malgré tout ça, je considère mes conditions de travail meilleures que lorsque je travaillais en agence d’architecture. Je suis mieux payée et mieux considérée. Mais je me rends compte que pour moi, ce n’est pas encore assez.

Malgré tout ça, j’aime beaucoup mes collègues, on se comprend et on se marre bien. Les journées sont longues quand certains sont en déplacement.

Malgré tout ça, j’ai l’impression que mes patrons font de leur mieux. Mais ils ne se remettent pas assez en question, et ils ne s’en rendent pas compte.

 

Pourtant, je veux plus de temps.

Plus de temps pour lire, pour bricoler, pour penser à autre chose, pour dormir, pour regarder des films, pour prendre l’apéro, pour que mon cerveau puisse faire la transition entre le travail et le reste.

C’est ça, je veux du temps de cerveau, et aussi du temps pour rien, du temps sans raison particulière.

Et je veux plus de liberté. La liberté de respecter mes droits du moment que j’ai rempli mon devoir.

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daughterofthewoods.blogspot.fr

Sex And The City, 10 ans plus tard

Il y a quelques temps, après une après-midi shopping sous la pluie avec une amie (ce qui est rare. Le shopping avec une amie, pas la pluie), je me suis retrouvée à passer un samedi soir en tête à tête avec moi-même. Quelle aubaine! J’allais pouvoir me vautrer sur le canapé avec un bol de porridge en regardant un de ces films que l’Homme ne veut pas voir. Un film mouais, et pourquoi pas une série tiens. Stranger Things regardée en solo cet été m’y a redonné goût. J’ai eu envie de quelque chose de plus engageant qu’un film de 2h, mais moins qu’une série de 24 épisodes de 45min. Et là, d’un coup, l’après midi passé avec ma copine féministe a fait son oeuvre, j’allais regarder Sex and the city! (Je doute qu’elle aime la série cela dit, il faudra que je lui pose la question).

 

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For the record: Miranda, Charlotte, Carrie et Samantha.

J’ai de vagues souvenirs d’avoir regardé épisodiquement cette série quand j’avais 16 ans, et que je n’avais pas envie d’aller sagement me coucher après la Trilogie du Samedi. Ça parlait beaucoup de sexe, d’hommes, de chaussures, etc. le tout noyé dans la vie quotidienne de 4 amies célibataires. Ça doit être à cette époque qu’est apparu le mot “célibattantes”. J’ai le sentiment que je n’ai pas compris à l’époque l’engouement pour cette série, et en ai conclu que j’avais dû passer à côté de quelque chose. A 28 ans aujourd’hui, je correspond surement mieux à la cible qu’à 16 ans. Ce sera sympa de voir ce que ça donne en VO aussi, let’s give it a try!

Me voilà donc à télécharger la saison 1 pendant que le porridge mijote.

En fin de compte, c’est pas mal Sex And The City. Clairement, à 16 ans, les concepts de double standard, d’empowerment, et même de féminisme qui parsèment les épisodes m’étaient complètement étrangers. Tout est fait également pour que l’on s’identifie aux personnages et à leur vie quotidienne, tout du moins si l’on est une jeune femme active de classe moyenne.

Je n’ai regardé que quelques épisodes, je peux donc dire que j’ai trouvé ça plus intéressant et divertissant qu’il y a une dizaine d’années, mais ça n’a pas été un coup de coeur non plus. Peut être aussi parce que mon quotidien ne ressemble pas à celui de Carrie, mes convictions sont loin de celles de Samantha, je trouve le style vestimentaire de Charlotte vraiment moyen et Miranda est quand même un peu rigide.

Pour autant, à l’heure qu’il est, en pijama dans ma chambre d’ado chez mes parents (uniquement pour le week end, ouf!), je n’aurais pas dit non à une petite dose de glamour, de discussions entre copines et de phrases choc à la sauce Samantha:

“Money is power, sex is power, therefore getting money for sex is just an exchange of power.”

“Men give, women receive, that’s biological destiny.”

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Je crois qu’aucune série ne viendra jamais détrôner Buffy contre les vampires en ce qui me concerne…


Et vous, aimez-vous SATC? Quelle série de votre jeunesse aimeriez-vous redécouvrir?

Il y a des dimanches comme ça

Il y a des dimanches comme ça où l’on a envie de rien, ou plutôt on ne sait pas ce dont on a envie.

La semaine au travail, on se dit “Je profiterai du week end pour faire ci et ça.“, et une fois le week end venu, plus aucune idée de ce qu’on était sensée faire. Il m’a fallu quatre semaines pour aller faire changer les piles de mes montres.

Le dimanche, confortablement installée sur son canapé, on regarde la TV, on scroll sur son smartphone, au mieux on lit un ouvrage en papier. Et ainsi on oublie ce qu’on avait prévu de faire et/ou on n’a plus envie de lever le petit doigt. Et on commence à s’agacer. Parce qu’on sait qu’il n’y a qu’un dimanche par semaine, que sitôt assise à son bureau lundi on va se souvenir de tout ce qu’on voulait faire, que l’Autre n’est même pas fichu de nous donner un petit coup de pouce, etc. On est dans le Livre de la Jungle quand les vautours débattent: “Hé qu’est ce qu’on va faire? – J’n’en sais rien, que veux-tu faire? “. Et c’est sans fin.

Finalement ce n’est qu’une fois que l’Autre nous dit “oh mais tu es fatigante!” que, vexée, on se lève dudit canapé. On finit par se souvenir des petites choses qu’on aimerait bien faire: reprendre le postcrossing, emballer les cadeaux pour les copains, reprendre son blog à l’abandon depuis des lustres, etc. Ce n’est pas le tout de convaincre sa copine M d’écrire un blog anonyme, (qui en 24h aura trouvé le nom du blog et son identité graphique… cette fille m’étonnera toujours), on ferait mieux de s’y remettre soi même.

La veille avec M justement, on jouait à ces cartes intitulées “Know yourself” et l’une des questions était du genre “à quoi êtes-vous addict? (alcool, shopping, sexe, etc.)” et nous avons répondu en choeur “la bouffe!“. (La note du sushi bar de la veille est là pour en attester). Alors me voilà, un dimanche, sans aucune volonté, à chercher ce qui pourrait me bouger. Et j’y pense: une gaufre! et où trouve-t-on les meilleures de Lyon? au Parc de la Tête d’Or. Ça tombe bien le soleil est en train de sortir, c’est la fin de l’automne, les feuilles sont multicolores, et j’ai lu hier qu’il faut marcher 45min par jour.

Les planètes s’alignent, c’est décidé: on va au parc manger une gaufre!

Et on a bien fait. Voyez par vous mêmes.


Et vous, qu’est-ce qui vous fait bouger de votre canapé le dimanche?